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Publié par Tietie007

http://media.newindianexpress.com/Anand_Carlsen.jpg/2013/11/07/article1878005.ece/alternates/w460/Anand_Carlsen.jpg

 

Le championnat du monde Anand contre Carlsen vient de commencer, à Chennai, en Inde. L'indien, champion du Monde FIDE en 2007, à Mexico, avait brillament défendu son titre en battant Vladimir Kramnik, à Bonn, en 2008, Veseline Topalov, à Sofia en 2010, et enfin Boris Guelfand à Moscou, en 2012.

Vishy Anand est désormais un vieux routier du circuit échiquéen international puisqu'en 1995, à New-York, il avait déjà rencontré pour le titre mondial PCA, Garry Kasparov.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/36/Kasparov-10.jpg

(Kasparov-Anand, New-York, 1995)

 

18 ans plus tard, Kasparov a arrêté la compétition alors que Anand, le "Tigre de Madras", est toujours là !

Mais depuis la chute de l'URSS, en 1991, les finales pour le titre mondial échiquéen ont perdu de leur résonnance et le souffre qui avait entouré les rencontres Fischer-Spassky, à Reykjavik, en 1972, allégorie de la guerre froide,

 

http://www.chessgames.com/history/1007422.jpg

 

où les matchs Karpov-Korchnoi et Karpov-Kasparov, qui mettaient en scène l'homme du régime soviétique, Karpov, face au dissident Korchnoi,

 

http://www.chessnc.com/webapp/cnc/files/images/biography/karpov/karpov-korchnoi-74.jpg

 

ou au gorbatchévien Kasparov, a quasiment disparu.

 

http://3.bp.blogspot.com/-fu4IMUwPjdI/UbRKtPLuG9I/AAAAAAAAAZw/55Z2zKKUqhw/s640/KasparovKarpov+1984.jpg

 

La dimension politique qui entourait les finales échiquéennes durant la guerre froide a disparu, réduisant l'écho médiatique du titre mondial et plongeant dans un silence indifférent les champions du monde d'échecs de l'après Karpov-Kasparov.

Il faut dire que les deux champions n'ont ni le charisme d'un Kasparov ou d'un Korchnoi, ni la géniale folie d'un Fischer,qui avait enflammé les imaginations occidentales et américaines après son titre de 1972, face au soviétique Spassky.

Il reste que cette finale consacre la puissante montante des échecs asiatiques avec l'arbre indien qui cache la forêt chinoise, symbole d'un déplacement du pouvoir échiquéen de l'Europe vers l'Asie, même si le jeune prodige norvégien Magnus Carlsen, premier au classement mondial, risque de terrasser le Tigre de Madras.

 

 


 

 

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